Brothers





Film Américain sorti le : 3 février 2010
Réalisé par : Jim Sheridan
Genre : Drame
Durée : 1h45
Remake de : Brothers (Film Danois, réalisé par Susanne Bier, sorti en 2006)

Synopsis : Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Sam est envoyé par l'ONU en mission à l'étranger et confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s'occuper de sa famille. Lorsque Sam est porté disparu et présumé mort, Tommy et Grace se rapprochent contre toute attente. C'est alors que Sam revient du front...
Bande-annonce (Youtube) (Attention, risque de spoiler en commentaire !!)
Film vu le Jeudi 11 février
Ma critique :


Jim Sheridan réalise ici le remake du film éponyme Danois de Susanne Bier sorti en 2006, Brothers, poignant tant par la force de sa mise en scène que par le jeu d'un trio d'acteurs hors du commun...

Sous forme de drame familial très psychologique, nous revivons ici l'horreur vécue par les familles des soldats partis en Afghanistan. D'un point de vue idéologique, impossible de louper cette dénonciation de la guerre, de cette Amérique combative des années Bush dont les dégâts ne font que commencer à se faire ressentir...

Avec un tel sujet, on aurait pu craindre le mélo-drame poussé à l'extrême, mais la force du film tient justement à sa sobriété, ce qui le rends encore plus efficace ! Le film est à la fois sensible et dur mais ne tombe jamais dans la niaiserie. Dans un tel contexte on ne peut que s'attacher à chacun des trois protagonistes, changeants, bouleversés par leur propre drame...

Et... Quels acteurs !! C'est le gros point fort du film... Tobey Macguire (connu pour son interprétation de Spiderman), Natalie Portman (qu'on ne présente plus), et Jake guylenhaal (
Donnie Darko) offrent tous les trois des prestations de très très grande classe. Ils sont brillants, touchants, poignants, et vivent leur rôle à fond... Les deux fillettes du couple sont interprétées par deux merveilleuses jeunes actrices dont le jeu est à couper le souffle.

Bref, sur un scénario poignant, Jim Sheridan a orchestré un film mémorable tant par la force d'une mise en scène dépassant celle du film original, que par son casting aussi surprenant qu'époustouflant...

Verdict : 16/20

Petite présentation du blog

Ce présent blog va être consacré à la présentation et à la critique des films que j'aurais vu au cinéma durant toute l'année 2010.

Je ferais en sorte de ne jamais délaisser ce blog et de mentionner tous les films que j'aurais vu dans l'année...



Fonctionnement du blog

Durant la semaine suivant le visionnage d'un film à l'affiche, je rédigerais un article (intégrant la présentaion du film ainsi que ma critique) que je laisserais tout en haut du blog, en guise d'actualité. (Ainsi l'article ou les articles se trouvant au dessus de celui-ci, concerne(nt) le ou les film(s) vu(s) le plus récemment).

Au bout de quelques jours, chacuns des articles sera classé dans le blog selon la note que j'aurais donné au film, et ce dans l'ordre décroissant... Ainsi Avatar a de grandes chances de rester en première position...




J'espère que ce blog sera utile, et que dans tels ou tels cas, mon avis pourra aider certains d'entre-vous à choisir quel film aller voir...

Petit regard en arrière...

1952...



Mais qu’est ce que cette date peut bien évoquer ? Et pourquoi la placer en introduction, ici ? Eh bien je vais vous le dire, cette lointaine année n’est rien d’autre que l’année de sortie en salles du tout premier film en 3D !!! Eh oui, Bwana Devil, une aventure africaine tournée sur les collines d’Hollywood… En 1952, les gens se rendaient au cinéma, s’installaient confortablement, avant d’enfiler leurs lunettes 3D… Cela vous fait penser à quelque chose ? Malheureusement, l’idée avaient beau être bonne et originale, elle était surtout trop précoce… A cette époque, les lunettes faisaient mal aux yeux, et la « mode des films en relief » ne dura que très peu de temps…







Faisons maintenant un bon en avant d’un demi-siècle, et arrêtons-nous un instant à l’année 1999.


Cette dernière peut sembler déjà bien loin en ce début 2010, mais certains vous diront qu'ils se souviennent de la sortie en salles de Matrix comme s'il s'agissait d'hier... Idem pour Fight Club, mais encore Star Wars - La menace fantôme, Human traffic, EXistenZ ... Autant de films - de très grands films - qui ont su marquer une génération entière, et clore la série de ce que l'on appelle depuis 10 ans déjà les films des années 90' ! James Cameron qui venait de sortir son très gros Titanic un an plus tôt, méditait déjà depuis bien longtemps sur un univers, une planète, sa planète… Pandora... Un objet jusque-là improbable, mais qui reprendrait le concept de 1952, inviter des gens à se rendre au cinéma, et à regarder un film à travers des « lunettes magiques » pour donner l’impression d’être dans le film ! Cette pièce maîtresse et fantasmatique du cinéma naîtrait finalement 10 ans plus tard, pour devenir alors le film le plus cher mais aussi, et très rapidement, le film le plus vu de l'histoire du cinéma… Avatar !


Mais entre temps, les années "2000" ont passé, ont vécu... Elles viennent de prendre fin, de mourir et elles ont laissé une empreinte indélébile sur nous tous, tant par leurs actualités économiques et politiques bouillantes, que par leurs avancées scientifiques les plus folles. Et tout ceci aura marqué le cinéma des années 2000 autant dans le fond que dans la forme. Combien de films y-aura-t-il eut sur le 11 septembre ? Combien sur la guerre en Irak ? Combien sur la fin du monde liée au dérèglement climatique ?
Par ailleurs, qui aurait cru au début des années 2000, que le DVD, le "nouveau support super bien" qui détrônait alors l'ère du vieux VHS qu'il fallait rembobiner, serait vivement remis en cause par le "Blue-ray" 10 ans plus tard ? De même qui aurait cru que toutes les télévisions deviendraient plates et qu'il s'en suivrait inlassablement de nouvelles technologies... Le plasma disparaissant au profit du LCD... Et le LCD serait lui-même voué à disparaître au profit du LED... Ah, chère société de consommation quand tu nous tiens...


Il n’est pas question ici de repasser en détail toute cette période désormais écrite, je voulais juste dire en guise d’introduction de ce blog, que chaque période cinématographique est marquée par des évolutions et des révolutions… L’ère du numérique est désormais acquise… Et le succès planétaire qu’Avatar est en train de connaitre, laisse cette fois-ci, présager de beaux jours au cinéma 3D…

Bon aller fini le blabla, et que le classement commence !!!

Avatar





Film Américain sorti le : 16 décembre 2009
Réalisé par : James Cameron
Genre : Science-fiction
Durée : 2h40


Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des " pilotes " humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora.
Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...



Bande-annonce (Youtube) (Attention, risque de spoiler en commentaire !!)



Film vu le Samedi 09 janvier

Ma critique :

Avatar... Avatar !!! Mais que dire ? Je vais faire simple ! Qu'on se le dise d'emblée, le soi-disant "manque de recherche scénaritique" ne me dérange pas du tout. Il me semble que l'on est prévenu, Avatar, c'est avant tout une experience cinématographique unique, du contemplatif et poétique. Une beautée intense d'une richesse naturelle dans le fond, mais qui relève d'une technologie maîtrisée dans la forme... C'est tout simplement magnifique, et ça y va des sensations et de ce fabuleux sentiment de liberté, on est littéralement pris dans le film, et à la fin, au bout de deux heure quarante on se rends compte qu'il n'y a pas eu de longueurs... Et on aimerait secrètement rester sur Pandora... Non, ici on ne va pas au cinéma pour réfléchir, aucune masturbation cérébrale devant Avatar, ce film vaut ce qu'il vaut, aucune prétention de la part de Monsieur Cameron (à qui je dis chapeau-bas) et si on veut autre chose on va voir autre chose et on fait pas chier... Avatar n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre mais c'est bien l'oeuvre d'un chef...


Verdict : 18/20

Océans




Film Français sorti le : 27 janvier 2010
Réalisé par : Jacques Perrin et Jacques Cluzaud
Genre : Documentaire
Durée : 1h40

Synopsis : Filer à 10 noeuds au coeur d'un banc de thons en chasse, accompagner les dauphins dans leurs folles cavalcades, nager avec le grand requin blanc épaule contre nageoire... Le film Océans c'est être poisson parmi les poissons.
Après Himalaya et Le Peuple migrateur, Jacques Perrin nous entraîne, avec des moyens de tournage inédits, des banquises polaires aux tropiques, au coeur des océans et de ses tempêtes pour nous faire redécouvrir les créatures marines connues, méconnues, ignorées.
Océans s'interroge sur l'empreinte que l'homme impose à la vie sauvage et répond par l'image et l'émotion à la question : " L'Océan ? C'est quoi l'Océan ? "
Film vu le Mardi 2 février
Ma critique :

Océans, n'est pas vraiment un documentaire. Il ne s'agit pas ici de se "documenter" sur les êtres vivants du monde sous-marin. On n'apprend rien, l'intérêt du film n'est pas là. On contemple, on ressent et on vit à travers ce film. On découvre sans chercher à comprendre, c'est en quelque sorte un microcosmos en version océanique...

Et le rendu est tout simplement sublime, extraordinaire ! La qualité des images et des couleurs sont excellentes... Des images chocs. Des images que l'on imagine venues d'un autre monde. Un monde pourtant bien là, mais que nous aurons détruit avant même de l'avoir exploré... Car le message du film est bien là... Mais Perrin ne cherche pas à nous faire culpabiliser, il ne rabâche sans cesse tout au long du film (Bien plus pertinent que Yann Arthus Bertrand, dans Home qui à mon goût devient agaçant). Non, au contraire les commentaires se font rares, et les images parlent d'elles-mêmes... Le spectateur lui, sans être influencé par telle ou telle leçon de morale peut alors façonner sa propre opinion de ce désastre...

Comment une société comme la notre peut-elle véritablement changer ? C'est toute l'organisation fondamentale de notre société qui est à revoir... Car sans ça, rien, et je dis bien RIEN DU TOUT ne pourra jamais jouer en la faveur de notre planète et de la vie qu'elle abrite... Les gens que je côtoie tous les jours (et moi-même) sommes trop occupés par nos petits problèmes, et ce qui ne nous concerne pas dans notre quotidien ne nous concerne pas tout court. Nous sommes tous des procrastinateurs...

Et par notre faute, la planète est à bout de souffle. Moi aussi à force de respirer pollué, de manger atomisé, et de vivre stressé. Et ce film arrive malheureusement comme une goutte d'eau dans un océan d'indifférence. L'humanité paiera pour ses conneries, et c'est tant mieux, mais doit-elle condamner ceux qui n'y sont pour rien ? Ceux qui respectent, ceux qui sont la nature ?

Bref, après ce petit coup de gueule, je finirais en disant que ce documentaire est incontournable, le tournage a duré 4 ans, et cela n'a rien de surprenant tant les différentes images sont magnifiques ! La B-O est adaptée et le message s'il est alarmant, se veut tout de même optimiste... L'animal et l'être humain "pourraient" cohabiter, mais cela ne dépend pas de l'animal...
Verdict : 17/20

Mr.Nobody



Film Français, Britannique, Belge, Canadien sorti le : 13 janvier 2010
Réalisé par : Jaco Van Dormael
Genre : Drame/Science-fiction
Durée : 2h17

Synopsis : Un enfant sur le quai d'une gare. Le train va partir. Doit-il monter avec sa mère ou rester avec son père ? Une multitude de vies possibles découlent de ce choix. Tant qu'il n'a pas choisi, tout reste possible. Toutes les vies méritent d'être vécues.
Bande-annonce (Youtube) (Attention, risque de spoiler en commentaire !!!)
Film vu le vendredi 15 janvier
Ma critique :

Mr.Nobody, ou l'excellente surprise de ce début d'année 2010.

Un film qui :

- Ne fera malheureusement pas énormément parler de lui, et n'aura donc pas autant d'entrées que mérité...

- s'est fait descendre par une presse, dont la critique se veut plutôt pseudo-intellectuelle et technocrate et qui démontre une fois de plus qu'elle ne sait plus voir le cinéma à sa juste valeur...

- rappelle quelque peu le schéma de The Fountain (Aronofsky) et se trouve à mi-chemin entre le thème de L'effet Papillon (Bress) et la mise en scène labyrinthe de Mulholland Dirve (Lynch).

- une excellente réalisation, un casting aussi sublime qu'original, un scénario innovant, une photographie magnifique et colorée, une musique envoûtante...

Bref...

Mr.Nobody n'est pas seulement un film. C'est une objet. Une "chose" cinématographique. Une expérience unique à vivre au cinéma tant qu'il en est encore temps... Mr.Nobody sort des sentiers battus, aucun film ne lui ressemble mais pourtant il fait penser à beaucoup d'autres... Il est difficile d'en parler, difficile de dire quoi que se soit, si ce n'est "Allez le voir bon Dieu de merde, et ne tenez pas conte de ces foutus critiques presses à la con !!!" Je suis grossier moi ?? Non pas autant que tous ces journaux qui se complaisent à critiquer un film auquel ils n'ont rien compris, qu'ils n'ont pas su voir avec le bon oeil !! Parce que l'originalité du film est justement là !!! On se plaît à aimer un film dont la narration nous donne le vertige, ou plutôt dirais-je le tournis... Tout est décousu, et si ça part effectivement dans tous les sens (passé, présent, futur, réel, imaginaire...), le film lui a bel et bien un sens, une philosophie positive sur le temps et sur l'influence qu'ont nos choix sur ce temps... Les allusions philosophiques aux sujets scientifiques que sont la "Théorie des cordes" et le "Big Crunch" sont magistrales !! Tout ce mélange donne une joie de vivre et chacun sera libre de la ressentir, de l'interpréter, et d'aimer...

Un grand film qui (sans parler de chef-d'oeuvre) gagnera, à mon avis, beaucoup de notoriété avec le temps.

Verdict : 17/20

Esther





Film Américain sorti le
: 30 décembre 2009
Réalisé par : Jaume Collet-Serra
Genre :
Thriller/Horreur
Durée : 2 heures

Synopsis : Après avoir perdu l'enfant qu'elle attendait, la fragile Kate voit ressurgir les douloureux souvenirs d'un passé qu'elle préférerait oublier.
Hantée par des cauchemars récurrents, et décidée à retrouver une vie de couple équilibrée, elle fait le choix, avec son compagnon John, d'adopter un enfant. A l'orphelinat voisin, Kate et John se sentent étrangement attirés par une fillette, Esther.
Mais Kate ne tarde pas à découvrir la face cachée de la " douce " enfant. Autour d'elle, personne n'a rien remarqué, et nul ne semble partager ses doutes et ses inquiétudes...


Bande-annonce (Youtube) (Attention, risque de spoiler en commentaire !!!)





Film vu le Lundi 04 janvier

Ma critique :

Assez bonne surprise avec cette "petite" Esther qui donne son nom à un film plutôt inattendu, sorti en salle en fin d'année 2009... Malgré quelques petits clichés qu'on pourra pardonner, on retiendra quelques plans assez inquiétants (et qui confèrent à ce thriller son aspect "épouvante-horreur"), mais aussi et surtout un jeu d'acteurs assez subtil (notamment Isabelle Fuhrman qui excelle dans ce rôle de jeune fille diabolique, et qui est d'ailleurs son tout premier rôle; Peter Saarsgard quant à lui, avec sa tête de camée joue promptement un rôle qui lui va bien, mais son scepticisme peut énerver...) A noter un twist final pas des plus originaux certes, mais qui plaira certainement à certains... Après, je pense que beaucoup sortirons frustrés car habitués s'ils sont, ils auront compris pas mal de choses, peut-être un peu trop tôt, et c'est là le petit hic de ce film qui mérite malgré tout d'être vu par le plus grand nombre...


Verdict : 15/20

La route



Film Américain sorti le : 2 décembre 2009
Réalisé par : John Hillcoat
Adaptation du roman : The road de Cormac McCarthy
Genre : Drame/Science-fiction
Durée : 2 heures

Synopsis : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.
Bande-annonce (Youtube) (Attention, risque de spoiler en commentaire !!!)
Film vu le Mardi 12 janvier
Ma critique :

Avant tout, La route est un film vraiment très sombre que je déconseille fortement aux personnes n'ayant pas le moral...

N'ayant pas encore lu le roman de Cormac McCarthy, dont La Route est l'adaptation, ma critique ne sera pas tout à fait "complète" ni "juste"...

Sombre. Très sombre... L'être humain paye les conséquences d'une folie qu'il n'a pas su maîtriser... Du moins les quelques êtres humains qui tentent de "survivre" sur une Terre dévastée, "post-apocalyptique". Dans ce décor des plus glauques, Viggo Mortensen incarne avec brio un père de famille qui a tout perdu, mais qui s'acharne à avancer vers l'inconnu dans l'espoir de sauver son jeune fils, sorte de symbole d'une innocence disparue... Le thème du film est bien là, comment garder un semblant d'éthique quand on nage dans le désespoir ultime et l'anarchie la plus totale ? La question est donc posée par le réalisateur John Hillcoat dans ce road-movie réaliste et mélancolique, mais à mon goût beaucoup trop intimiste. La relation père-fils est belle mais tellement omniprésente, que le film ne parvient pas à faire atteindre une véritable tension émotionnelle, et ce malgré toutes les pistes de réflexion qui nous sont offertes.
Le film est réaliste, intimiste, mais cette route ne m'a pas "transporté" aussi loin que je l'espérais... Dommage, le roman en revanche rejoindra très bientôt ma bibliothèque...
Verdict : 14/20

In the air




Film Américain sorti le : 27 janvier 2010
Réalisé par : Jason Reitman
Genre : Comédie
Comédie : 1h50


Synopsis : L'odyssée de Ryan Bingham, un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement (mariage, propriété, famille) jusqu'à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.
Ryan Bingham est un collectionneur compulsif de miles aériens cumulés lors de ses incessants voyages d'affaire. Misanthrope, il adore cette vie faite d'aéroports, de chambres d'hôtel et de voitures de location. Lui dont les besoins tiennent à l'intérieur d'une seule valise est même à deux doigts d'atteindre un des objectifs de sa vie : les 10 millions de miles.
Alors qu'il tombe amoureux d'une femme rencontrée lors d'un de ses nombreux voyages, il apprend par la voix de son patron que ses méthodes de travail vont devoir évoluer. Inspiré par une nouvelle jeune collaboratrice très ambitieuse, celui-ci décide que les licenciements vont pouvoir se faire de manière encore plus rentable, via... vidéo conférence. Ce qui risque évidemment de limiter ces voyages que Bingham affectionne tant...
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Film vu le Vendredi 29 janvier
Ma critique :


Jason Reitman est plutôt doué : Thank you for smoking, Juno, et maintenant In the air. Sa filmographie parle d'elle-même avec ses quelques constantes : ambivalence des personnages, qualité des dialogues, critique sociale...
In the air est avant tout une comédie, pleine de finesse, mais tout de même convaincante et sérieuse lorsqu'elle aborde le thème des licenciements massifs, et réussie lorsqu'elle dresse le portrait de ce "liquidateur" qui semble oublier de vivre... Clooney est ici fidèle à son image, l'autodérision comprise...
Malheureusement, tout cela est trop délaissé par le réalisateur quand la comédie romantique vient pointer son nez...


Le bilan est donc un petit peu mitigé comme si Reitman , trop soucieux de respecter les "normes" hollywoodiennes, s'étaient retenu d'aller plus loin sur l'aspect social.
Mais bon, In the air est un divertissement, et non un documentaire à la Michael Moore... Vous pouvez embarquer les yeux fermés, vous passerez un agréable moment, mais ne vous attendez pas à voler bien haut...

Verdict : 14/20

Agora





Film Américain/Espagnol sorti le : 6 janvier 2010
Réalisé par : Alejandro Amenabar
Genre : Drame/Péplum
Durée : 2h10
Synopsis : IVème siècle après Jésus-Christ. L'Egypte est sous domination romaine. A Alexandrie, la révolte des Chrétiens gronde. Réfugiée dans la grande Bibliothèque, désormais menacée par la colère des insurgés, la brillante astronome Hypatie tente de préserver les connaissances accumulées depuis des siècles, avec l'aide de ses disciples. Parmi eux, deux hommes se disputent l'amour d'Hypatie : Oreste et le jeune esclave Davus, déchiré entre ses sentiments et la perspective d'être affranchi s'il accepte de rejoindre les Chrétiens, de plus en plus puissants...

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Film vu le Lundi 11 janvier

Ma critique :

Autant le dire tout de suite, Agora est un de ces films qui impliquent une décision difficile quant au jugement qu'il faut leur apporter... En d'autres termes, dur aura été mon choix, mon tiraillement pour donner une note qui me semble "juste" à ce dernier film d'un certain électron libre espagnol, j'ai nommé Alejandro Amenabar. Je m'explique. Déjà, étant généralement assez méfiant devant tout ce qui touche de près ou de loin à l'histoire des religions, je suis parti voir Agora avec une certaine méfiance mais sans préjugé aucun. Le scénario s'est avéré rapidement des plus captivants, et j'ai particulièrement apprécié l'interprétation de cette magnifique Rachel Weisz symbolisant un féminisme alors inespéré et une attirance (non peu risquée face à la montée des obscurantismes religieux) pour les sciences "interdites" que sont la philosophie et plus précisément l'astronomie... (cf. l'héliocentrisme comme sujet de prédilection). Malheureusement, le film s'avère néanmoins très inégal et les quelques moments forts sont dilués dans un océan de lourdeur... Le discours manque, à mon goût, incroyablement de subtilité. Quant aux nombreux plans se voulant impressionnants, que dire mis à part qu'ils ne sont surtout qu'inutiles et tape à l'oeil... Petite déception donc pour Agora dont le sujet très prometteur perd en qualité face à une réalisation un peu inadaptée...
Ceci étant dit, les amateurs de péplums et de films historiques en tout genre apprécieront certainement.


Verdict : 13/20

Le Livre d'Eli




Film Américain sorti le : 20 janvier 2010
Réalisé par : Albert Hughes & Allen Hughes
Genre : Action/Aventure
Durée : 1h50


Synopsis : Dans un futur proche, l'Amérique n'est plus qu'une terre désolée dont les villes sont des ruines et les routes autant de pièges infestés de bandes criminelles. Depuis des années, Eli voyage seul, se protégeant des attaques et se battant pour trouver de quoi survivre. Lorsqu'il arrive dans ce qui fut autrefois la Californie, Eli se heurte au redoutable Carnegie, un homme qui ne recule devant rien pour imposer sa volonté à la petite communauté qu'il contrôle. Eli fait aussi la connaissance de la très belle Solara et découvre que Carnegie compte bien étendre sa sombre domination à toute la région. Eli parvient à échapper de Carnegie, mais Solara l'a suivi... Même s'il est décidé à poursuivre sa route en solitaire, Eli comprend qu'il ne peut abandonner la jeune femme. Pour elle, il va prendre des risques qu'il n'a jamais pris pour lui-même. Mais Carnegie est sur leurs traces et alors que se profile l'inéluctable affrontement, Eli va prendre conscience qu'il a le pouvoir de faire bien plus que sauver une femme et sa propre vie : son destin est de redonner l'espoir, de sauver le futur en soufflant sur les braises d'une humanité qui n'attend que l'étincelle...
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Film vu le Vendredi 22 janvier
Ma critique :

Le livre d'Eli, ou comment voir un Mad Max en version biblique...

Ce film sorti un mois après La Route, se veut à mon sens, trop "pro-biblique" et pas assez "post-apocalyptique"...
Qu'est ce que c'est débile sérieux ! Il y a LE gentil "Washington", et il y a LE méchant "Oldman".
Ah, j’allais oublier, il y aussi LA minette que le gentil doit protéger du méchant !! ah ben ça alors ?! Mais le pire, c’est que le gentil doit surtout protéger un livre et ce livre, tenez-vous bien, c’est la Bible ! Oh my god !!

Bon, pour faire simple parce que je vais pas y passer la nuit, ce film qui était assez prometteur grâce à une ambiance riche en décors superbes et plutôt crédibles, à une bande son acceptable, à des acteurs géniaux, et à une touche d'humour décapante (cf. le couple de vieux cannibales surarmés...) est un film d’action plutôt sympa... Mais mon Dieu, que viennent foutre ici ces morales pro-christianistes, avec un messie des chrétiens qui tue tout le monde, un chef de gang qui veut mettre le monde à ses pieds grâce à la Bible (remarque, il est plutôt réaliste le méchant !) ...

Beark ! Denzel Washington sauve donc un film aussi chrétien que crétin qui m'a plutôt déplu par son message biblique insupportable, mais qui plaira peut-être à certains amateurs du genre : Mad Max, Je suis une légende, La Route... bien meilleurs tous les trois !

J'ai envie de finir en disant que ce Livre d'Eli est finalement au cinéma ce que le rock chrétien est au rock, c'est à dire un simulacre qui se donne "l'air de" mais qui au fond ne fait que brasser les courants d'airs... Bref, Jesus was not a punk !
Verdict : 9/20